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type de fortification
Les maisons fortes ou maisons fortifiées sont des édifices signalés dans les textes à partir du dernier tiers du XIIe siècle et y sont qualifiés de domus fortis, domus cum fortalitis, domus cum tota forteresia, domus cum poypia, fortalicium, domus et turris fortis. Ces édifices, qui ne sont pas des châteaux (castrum ou castellum), sont plus qu'une simple résidence (domus). Ce phénomène se poursuivra largement dans la première moitié du XIIIe siècle et prendra fin au début du XVIe siècle. Elles peuvent présenter l'aspect d'une maison solide avec tours ou avoir l'apparence d'une bâtisse construite de bric et de broc. Elles appartiennent soit à des cadets, à des parents ou à des alliés de familles seigneuriales, soit à des bourgeois devenus riches et exerçant des offices importants. La fortification d'une maison, c'est-à-dire l'adjonction de tours, de palissades, de fossés, de créneaux, supposait une autorisation spéciale du seigneur dominant et de tous les seigneurs voisins de la paroisse.

Maison forte du Ruissas

Edifice représentatif d’un habitat seigneurial et rural en Vivarais. Construction d’origine entre 1560 et 1566, remaniée dans le courant du 17e siècle. Façade sur cour à galerie datée de 1660[1]data.culture.gouv.fr la plate-forme de données ouvertes du ministère de la Culture. References[+] ↑1 data.culture.gouv.fr la plate-forme de données ouvertes du ministère de la Culture

Maison-forte du Pin

Mentionnée dès 1260, la maison est constituée d’une enceinte carrée avec un donjon cylindrique (1311). Le donjon comprend une basse-fosse aveugle, une salle avec cheminée, latrines et fenêtre au premier étage, ainsi que l’étage de couronnement inachevé. L’angle nord-est de l’enceinte est occupé par un logis seigneurial. Les bâtiments au sud et à l’ouest appartiennent…