24 Cinéma

art produisant des œuvres en images animées enregistrées
Le cinéma est un art du spectacle. En français, il est couramment désigné comme le « septième art », d'après l'expression du critique Ricciotto Canudo dans les années 1920. L’art cinématographique se caractérise par le spectacle proposé au public sous la forme d’un film, c’est-à-dire d’un récit (fictionnel ou documentaire), véhiculé par un support (pellicule souple, bande magnétique, contenant numérique) qui est enregistré puis lu par un mécanisme continu ou intermittent qui crée l’illusion d’images en mouvement, ou par un enregistrement et une lecture continus de données informatiques. La communication au public du spectacle enregistré, qui se différencie ainsi du spectacle vivant, se fait à l’origine par l’éclairement à travers le support, le passage de la lumière par un jeu de miroirs ou/et des lentilles optiques, et la projection de ce faisceau lumineux sur un écran transparent (Émile Reynaud, Thomas Edison) ou opaque (Louis Lumière), ou la diffusion du signal numérique sur un écran plasma ou à led. Au sens originel et limitatif, le cinéma est la projection en public d’un film sur un écran (en salle ou en plein-air). Dès Émile Reynaud, en 1892, les créateurs de films comprennent que le spectacle projeté gagne à être accompagné par une musique qui construit l’ambiance du récit, ou souligne chaque action représentée. Très rapidement, ils ajoutent des bruits provoqués par un assistant à l’occasion de chaque projection, et font commenter les actions par un bonimenteur présent lui aussi dans la salle. Depuis son invention, le cinéma est devenu à la fois un art populaire, un divertissement, une industrie et un média. Il peut aussi être utilisé à des fins publicitaires, de propagande, de pédagogie ou de recherche scientifique ou relever d'une pratique artistique personnelle et singulière. Le terme « cinéma » est l’abréviation de cinématographe (du grec κίνημα / kínēma, « mouvement » et γραϕή / graphê, « art d'écrire, écriture »), nom donné par Léon Bouly à l'appareil de prise de vues dont il dépose le brevet en 1892. N'ayant plus payé les droits les années suivantes, et son invention tournant court, il en perd la propriété et les frères Lumière lui reprennent cette appellation. Antoine Lumière (le père) aurait préféré que la machine de ses fils soit nommée « Domitor », mais Louis et Auguste préférèrent Cinématographe, mot à leur avis plus dynamique. Cependant, le mot d'Antoine revint en 1985, l'Association internationale pour le développement de la recherche sur le cinéma des premiers temps ayant, avec un peu d'humour, surnommé leur association Domitor. Le mot cinéma est polysémique, il peut désigner l’art filmique, ou les techniques des prises de vue animées et de leur présentation au public, ou encore, par métonymie, la salle dans laquelle les films sont montrés. C’est dans cette dernière acception que le terme est lui-même souvent abrégé en français dans le langage familier, en « ciné » ou « cinoche », la référence à l’écran de projection ayant par ailleurs donné l’expression des cinéphiles, « se faire une toile ». Dans le même registre, « se faire son cinéma », « c’est du cinéma » (c’est mensonger ou exagéré), sont des expressions nées du 7e art. À noter que dès 1891, Thomas Edison nomme caméra Kinétographe l'appareil de prise de vues photographiques animées qu'il a imaginé et que son assistant, William Kennedy Laurie Dickson, met au point, et qui est à l'origine des premiers films du cinéma, dès 1891. Ce terme de kinétographe (d’après le grec ancien kinetos et graphein qui signifient respectivement « mouvement » et « écrire ») sert de base d'appellation du cinéma dans plusieurs langues autres que latines. Kino, aussi bien en allemand qu'en russe, et dans bien d'autres langues, désigne le cinéma. Si les films sont des objets représentatifs de cultures spécifiques dont ils sont le reflet parfois fidèle, leur diffusion est potentiellement universelle, les récits qu’ils véhiculent sont en effet basés sur les grands sentiments partagés par toute l’humanité. Leur exploitation en salles, favorisée par le sous-titrage ou le doublage des dialogues, est devenue secondaire au niveau commercial, la vente des droits de diffusion aux chaînes de télévision, et leur mise à disposition dans des formats domestiques sont devenues les principales sources de recettes du cinéma.

Ancien cinéma expérimental Panrama

Inventé et breveté en 1958 par l’architecte Philippe Jaulmes, le Panrama est un procédé optique qui place le spectateur de cinéma à l’intérieur d’une coupole hémisphérique inclinée, formant l’écran total d’une image qui englobe tout l’environnement. Les films sont réalisés avec un objectif de type fish-eye, également utilisé pour le projecteur unique situé sous les…

Ancien cinéma-théâtre Le Colisée

Ce cinéma-théâtre est construit par Pingusson et Furiet et inauguré le 15 avril 1927. Les archives de Georges-Henri Pingusson (1894-1978) sont conservées à l’Institut français d’architecture (IFA). Le bâtiment est construit à l’emplacement de l’hôtel du petit Saint Jean par Victor Régnier, président de la société des Palais de Provence. Il commande en même temps…

Ancien cinéma

Cet immeuble est situé dans l’îlot urbain de l’Isle-sur-l’Orgue. Le local technique de cet ancien cinéma renferme un plafond présentant un motif estampé très fin. Ce type de décor devenu très rare justifie l’intérêt porté à cet édifice1)data.culture.gouv.fr la plate-forme de données ouvertes du ministère de la Culture. References   [ + ] 1. ↑ data.culture.gouv.fr la…

Cinéma Splendid

Cinéma construit par André Lamire, architecte à Bordeaux, inauguré début 1948 et désaffecté en 1974. Son architecture et son décor intérieur sont particulièrement représentatifs des années 1940-1950. La sobre et imposante façade d’entrée en béton, aux formes très épurées, conserve des influences Art Déco (les colonnes) , mais se situe dans la lignée de Le…

Cinéma Le Trianon

Un premier cinéma fut détruit pendant la seconde guerre mondiale. Un nouveau cinéma est reconstruit en béton armé par l’architecte Charles Genêtre en 1953, sur l’emplacement de trois immeubles sinistrés. Le cinéma n’a pratiquement pas changé depuis cette époque1)data.culture.gouv.fr la plate-forme de données ouvertes du ministère de la Culture. References   [ + ] 1. ↑ data.culture.gouv.fr…